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Constatations, réflexions, étonnement au jour le jour, sur un chemin de vie. Mots d'humeur en rapport à la citation, "Le véritable voyage n'est pas d'aller vers d'autres paysages, mais d'avoir d'autres yeux". Coïncidences, hasards,éclairs de lucidité, destin.

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Les messagères du passé.

      Relecture des évènements de Juillet de l’an dernier, Nadine la première messagère pendant la Sadhana m’avait donné dans la méditation de la confiance, venant du fond des bois, un petit morceau de puzzle, le puzzle manquant d’un paysage dont je ne connaissais pas le nom mais ce geste m’avait touché profondément. Sur le petit bout de carton se trouvait une figure de femme. Ce signe extérieur, vu par le filtre apporté par Renaud, annonçait le début de la vérité, ma jumelle, mon  ange se manifestait en sortant du bois, image symbolique qui dans les rêves désigne l’inconscient. Le message auxquel j’étais sensible animait mes sens, me questionnait et je lui étais ouvert, c’était le début de l’histoire premier frémissement de la révolution qui allait m’ébranlé, à terme quelques mois plus tard. Nadine était la première messagère, de ce renouveau, symbole  de mon double virtuel disparu, de ma compagnie utérine.

 

Serait-elle aussi en quête de ce même fait. Etait-elle aussi porteuse de cette question, inconsciente ou consciente qui sait. L’envie de lui écrire pour la fête de Pâques me prit. Envoyer un petit mot  pourquoi pas. Profitant d’un jour de congé, j’avais parcouru l’offre de la carterie pour trouver l’image la plus symbolique rappelant la coïncidence du puzzle et annonçant l’aboutissement de la quête , 8 mois après. C’était l’image d’un œuf dont la coquille cassée en haut, laissait entrevoir la tête d’un bébé, le décor comprenait l’idée de l’utérus, de son occupant et synchronicité cela se passait dans les jours précédents la fête de Pâques et la mémoire de la résurrection. Ainsi fut fait, le matin au moment où je me préparais a expédier la carte, je découvrais dans mon courrier électronique, un diaporama nommé  « Joyeuse Pâques ». La première dia qui apparaissait était la même image que celle de la carte en attente dans ma mallette. Présage favorable soutenant mon intention de prendre contact pour la première fois, synchronicité encore. La messagère suivante était par ordre d’apparition celle de la méditation de la dualité, Christine m’avait fait basculer dans le monde des femmes réelles, extérieures. Elle n’était plus celle des symboles, de l’inconscient mais celle de la réalité en chair et en os comme jamais aucune autre  ne l’avait été. Elle avait ouvert la réalité de l’énergie vitale, du torrent de vie qui m’avait envahi. Elle était la vie, l’incarnation. Ce n’était plus l’amour platonique, mais celui de la chair bien vivante sous mes doigts. Les rencontres s’étaient succédées, ce fut Viviane qui exprimait par sa présence clairement la possession, l’enfermement qu’avait subit Merlin selon la première hypothèse.mais selon le point de vue nouveau,il y avait dans cette idée de la possession, celle de récupérer, de retenir la vie qui allait s’en aller. De faire sienne celui qui s’en va. N’aurait-elle pas eu un frère utérin à retenir, à empêcher d’aller vers la mort. Dans les différentes conversations que nous avions eu depuis 6 mois, sa mémoire avait mis a jour dans son histoire familiale beaucoup de mort d’hommes. De son point de vue, l’homme a retenir a ramener vers elle au risque de l’étouffer. Elle était de son coté à la recherche du jumeau et nous pouvions constituer la dualité vécue. Projection de mon imaginaire. Quels seraient les indices allant dans ce sens, n’insistait-elle pas depuis quelques mois pour clarifier elle aussi sa psychogénéalogie. Nos rencontres étaient placées sous le signe de la quête de ses liens familiaux. Mais la peur lui faisait quitter le chemin entreprit.

 

Puis ce fut le rapprochement avec Madeleine et la fusion qui venait de se rompre avec la mort de son mari. N’avait-elle pas elle aussi participé à un tel drame de la séparation qu’elle avait comblé avec son homme pendant 30 ans et qu’elle rejouait à présent. Il y avait eu comme un basculement de la mort ou de l’attente à la vie. Le registre des rencontres s’ouvrait dans la dynamique de la vie. Ma descente aux enfers pour tout ce qui était le passé, la perte, le manque, se terminait car il y avait eu détachement  Mon chemin de sortie de cette sensation de deuil impossible, de cet attachement à la jumelle, l’autre disparue, était parcouru, j’entrais dans la sensation et la joie de la vie. Ce n’était plus la nostalgie de l’être disparu, de la Béatrice de Dante mais la femme réelle qui vit ses émotions, sa joie, sa tristesse. Celle avec qui le partage et le cheminement était possible.  Toutes les autres rencontres féminines dans le passé ne l’avaient été que par ce qu’elles avaient en commun avec moi d’avoir vécu un attachement fort, perdu un lien innommable et délétère. Toutes celles du passé n’étaient virtuellement celles qui avaient quelque part un attachement à un autre masculin peut-être perdu et jamais retrouvé. De mon point de vue , du regard que j’avais vers ma jumelle disparue, je passais à la compréhension du regard que la femme jetais sur moi en tant que son jumeau utérin dont elle n’avait pas fait le deuil.

 

Mon ex-collègue

 

Des idées flottent dans ma tête, surprenantes, nouvelles. Impossible de rester couché au lit. A la table de cuisine je suis à présent en train de les écrire pour ne pas les perdre, pour les mettre noir sur blanc tant elles semblent importantes pour l’enquête, la quête, le sens des évènements. Retour quelques années en arrière, je partage mon bureau avec Annie, ma nouvelle collègue de travail, au moment où je suis au département sous-traitance automobile. C’est la première fois dans cette société qui m’occupe qu’un cadre partage un bureau avec une autre personne. Cela tombe à pic, avec cette compatriote rentrant d’Angleterre après 20 ans de séjour, j’ai des atomes crochus. C’est une ouverture dans ma solitude. On sympathise, elle me plonge dans la pratique du néerlandais et de l’anglais, elle améliore sa connaissance du français. On échange, on vit presque nez à nez 8 heures par jour, elle est comme une sœur pour moi, c’est une nouvelle sœur du même age que ma plus jeune soeur. Il y a beaucoup d’empathie entre nous. Nous occupons le même espace, c’est comme si elle avait été ma jumelle virtuelle. Tant que l’on était ensemble, la relation était agréable. Puis ce fut le déménagement vers un immeuble moderne avec la disparition des privilèges d’espace, nous étions en paysager, les murs tombaient autour de nous, le monde changeait puis un an plus tard, ce fut la rue pour moi, la fin d’un contrat début février 2000. Distante, presque insensible, sans démonstration d’amitié, elle n’avait pas levé le petit doigt et ne s’était pas inquiétée de mon sort. Nous avions été séparé brusquement, nécessité pour moi d’entrer dans le deuil, d’elle de tous mes collègues de travail, de douze ans de souvenirs. Avait-elle de son coté été touchée,mystère,il y avait eu rupture du contact. Ce  fut une séparation longue et difficile, faite a son égard d’incompréhension, car elle n’avait donné aucun signe de vie. Après avoir tenu la distance, deux ans après, j’avais repris le contact car elle me manquait.

 

L’ancienne société.

 

Les images du déménagement de ma nouvelle société à  proximité de mon ancien lieu de travail remontent en surface. Mon nouveau bâtiment de bureau était situé au numéro 70 , à coté de celui ou nous étions encore ensemble,quelque temps avant au numéro 80.  De ma fenêtre à 30 mètres, je voyais mes anciens collègues, aller et venir dans leur bureaux, douloureusement.  Comme dans deux poches différentes vitrées voisines, j’avais disparu de l’une d’elle pour réapparaître et observer par l’autre. Cette séparation me semblait à présent comme une prise de conscience, un remake symbolique de la perte de ma jumelle,nous étions définitivement séparé et elle avait disparu de mon champ de conscience comme in utero, l’autre avait disparu.. Tout doucement, j’en faisais le deuil. Par deux fois, nous avions souper ensemble, puis une dernière fois en Novembre dernier, nous avons partagé un repas parce que quelques jours avant, elle m’avait aperçu sur le trottoir . Ce repas fut en plein jour, symbole de la lumière qui se mettait à briller sur mon destin, Fuyait-elle !. Elle n’a pas souhaité, malgré sa séparation d’avec son mari, et sa solitude continuer à se voir juste le midi, laissant au hasard la faculté de créer la rencontre. Ma proximité restait attirante et dangereuse à la fois, car son chemin n’était pas encore suffisamment parcouru. Annie - Anne nie ce qu’elle perçoit d’elle. Déjà lors de notre cohabitation dans le même bureau, elle n’avait pas souhaité entrer dans la lecture du livre qui me faisait découvrir la psychogénéalogie. Etonnement, la nuit me revenait  aussi le souvenir qu’elle avait en elle des kystes à plusieurs endroits, des tératomes comme me l’expliquait Renaud.  J’en comprenais a présent le sens. N’avait-elle pas eu aussi quand elle était partie à Fuentera en vacances, un otite terrible dont elle était sortie difficilement par les antibiotiques! Douleurs de ne pas entendre ce qui l’avait frappée.Nous étions dans le même bateau là aussi. Elle aussi appartenait au clan mais refusait d’évoluer en se jetant dans son hyperactivité. La séparation d’avec Annie, ma première messagère sans doute, ou l’épreuve envoyée pour me symboliser la perte dont je devais me libérer. Le sens de mon histoire était déjà dans l’air, mais le décodage sans clé était utopique. Et impossible, il me fallait passer par le détachement.

Champ  sonore

      La conscience d’une répétition à table venait de me revenir comme un indice supplémentaire dans cette quête, s’ajoutant à tous les autres mais ouvrant le champ auditif. Lundi à table, j’avais répété deux fois que dans le zodiaque, on pouvait trouver un partage en secteur et qu’a chacun de ces secteurs correspondait notre ange.En consultant la liste de ceux-ci, à la date de son anniversaire j’avais trouvé que le nom de son ange Haniel,  paradoxalement, s’inscrivait en nouvelle coïncidence dans le jeu de mot que Renaud  avait commencé à propos d’Anne,  la femme qui l’avait quittée en fin d’année.

Ces jeux m’avaient  ouvert une autre dimension qui a présent s’agitait en moi mais surtout la répétition de phrase devenait signifiante. Plus d’une fois, je m’en étais voulu de la fâcheuse habitude que je semblais avoir de dire deux fois quelque chose d’identique à court intervalle. A présent, je me rendais compte que cela pouvait avoir un rapport d’inconscience avec mon comportement passé. Plus d’une fois dans le but de me justifier, j’avais fantasmé une réponse, « Mais j’ai deux cerveaux, une fois c’est le gauche qui parle,la fois suivante,c’est le droit. » Boutade mais au vu des découvertes récentes, n’était-ce pas ce doublement qui était comme un appel du double, une demande virtuelle à l’autre celle qui avait disparu. Echo d’une vaine quête toujours engrammée dans ma mémoire. Dans l’espoir d’une clarification, j’avais envoyé un mail à mes filles et à ma sœur pour les questionner sur mes habitudes verbales.Non dans ma crainte d’entrer dans le club des radoteurs mais surtout pour évaluer l’importance de ce doublement de phrase qui me semblait récurrent.

Nouveau collègue masculin.

A la machine à café, deux jours plus tard, première confrontation avec Martin, le nouveau qui me donne des boutons par la manière dont il me nie.Est-ce la réunion d’hier  a son bureau qui a porté ses fruits et brisé la glace en tous cas, le contact a été franc. Une histoire cachée existe entre nous.Elle m’est revenue par le tirage au sort des cadeaux de Noël pour les collègues du département. Il avait tiré au sort le mien justement. Deux petits ibis bleu apporté au sapin et qu’il avait tiré du lot à mon grand étonnement. Comme si  ce cadeau préparé par ma femme allait nous introduire dans une aventure et qu’il insistait à mes yeux pour que je tienne compte de l’aspect négatif qui émergeait dans mes sentiments de rejet. A la lumière de cette découverte gémellaire, symboliquement, ma réaction épidermique à son sujet, ne mettait-elle pas essentiellement le fait qu’il  devait être  aussi être dans le clan. Cela expliquait sans doute ma crainte et mon rejet, et peut-être sa crainte personnelle de ressentir dans son entourage quelqu’un qui par champ morphique l’informait de ce partage d’histoire. Se mouler dans l’équipe était pourquoi pas un risque qu’il ne voulait pas prendre. En tout cas, le fait qu’il ne me laissait pas indifférent était l’indice d’un point douloureux en moi. Mais qu’importe puisque les nouveaux contacts avaient atteints une qualité telle, cet aspect là ne devait pas compter pour le moment, il me fallait laisser les choses se mettre en place. Ma valeur du temps était perturbée, je venais de me tromper dans les dates d’un séminaire sur le chant. Suite à un appel pour confirmer ou non le logement sur place j’appris que le stage s’était passé la semaine précédente. Acte manqué. J’avais noté l’événement  avec une semaine de retard, les 19-20 Mars au lieu des 12-13  pourquoi, Alzheimer ou autre chose qui se constelle.

 

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