Constatations, réflexions, étonnement au jour le jour, sur un chemin de vie. Mots d'humeur en rapport à la citation, "Le véritable voyage n'est pas d'aller vers d'autres paysages, mais d'avoir d'autres yeux". Coïncidences, hasards,éclairs de lucidité, destin.
La lecture d’un texte des évêques dans son deuxième chapitre semblait avoir été le catalyseur d’une nouvelle perception de Dieu. La métaphore de l’étang qui se vide laissant apparaître des formes nouvelles me convenait particulièrement à ce moment.
Ma conception un peu nouvel age de tout est dans tout, d’une divinité présente dans tous les aspects de la nature, d’une divinité un peu animiste venait de se dissoudre, Une personne apparaissait clairement à présent un être de parole, un être avec lequel il est possible d’être en contact. La relation venait de se concrétiser.
Au-delà de la connaissance intellectuelle, c’était une reconnaissance dans la foule, un visage apparaissait se faisant connaître.
Cette marche devenait presque le pèlerinage que d’autres s’offrent en choisissant d’aller à St-Jacques de Compostelle. Ma marche quotidienne banale, simple prenait un autre aspect, devenait un pèlerinage là au coin de deux rues dont je ne connaissais pas le nom mais dont le moment, la perception resterait inscrite dans ma mémoire.
Un texte m’avait plongé dans la connaissance et la reconnaissance d’une personne qui fait l’objet de tant de débats intellectuels mais une expérience concrète me l’avait fait connaître.
Parallèlement deux approches venaient de m’ancrer dans la nouvelle perception d’une personne vivante et présente dont j’étais une image.