Constatations, réflexions, étonnement au jour le jour, sur un chemin de vie. Mots d'humeur en rapport à la citation, "Le véritable voyage n'est pas d'aller vers d'autres paysages, mais d'avoir d'autres yeux". Coïncidences, hasards,éclairs de lucidité, destin.
L'indice qui l'intriguait était, sans doute, venu des quelques mots que je venais de prononcer mais je n'en retrouvais plus le fil, les étapes qui m'avaient conduit à aborder le sujet ? De plus, j'hésitais à en dire plus car je craignais brusquement de le heurter dans ses convictions et je pensais aussi ne pas être théoriquement correct. Lancer une théorie basée sur ma conviction était risqué, dangereux. L'on pouvait me traiter de tous les noms. Je n'avais pas de titre, je n'y connaissais rien, Je n'étais pas un spécialiste. Mes hésitations renforçaient son envie de savoir.
"Alors, dit-il, je n'en saurais rien". Il voulait aller jusqu'au bout, jusqu'au bout de ses interrogations. Le lièvre était levé, il voulait le tirer. Avais-je le droit d'exposer mes vues ?
"Oui, d'accord puisque tu le demandes, l'orthographe est liée au "verbe phallique"
La notion nouvelle depuis quelques jours me convenait bien, m'avait permis de structurer un peu plus, mes pensées, ou des pensées. Qu'y avait-il de moi, sans doute pas grand-chose, sinon d'avoir ressenti que ce que j'avais picoré à gauche, à droite m'avait servi, avait servi ma synthèse. Ces idées appartenaient au monde, pas à moi, je n'étais que le vecteur.
D'ailleurs, je ne voulais pas de brevet sur l'idée, mais clarifier simplement, ce que mon cheminement de père m'avait fait découvert.
"Eh alors, je n'en sais pas plus" me dit-il. Qu'est ce que le verbe phallique.
Quelques explications étaient nécessaires pour clarifier cette idée. Quelques notions venant de ma psy et de mes intuitions, s'étaient mise en place, avaient clarifié ce concept, me permettant de le développer. Symboliquement la parole est comme le sperme au niveau biologique, elle est semence dans l'espace qu'elle parcourt, elle est semence pour l'oreille qui la reçoit, elle féconde et donne des fruits. L'écriture est du même registre, elle est l'expression de pensées, d'idées, elle est reçue et féconde celui qui la lit.
L'écriture est phallique, elle aussi, car elle est expression, elle féconde la feuille blanche de son encre, sperme symbolique, pour engendrer le sens. L'écriture est donc symbole de virilité, conduite par des règles, qui la supportent l'ordonnent, lui donnent des limites. Elle est reflet de la vraie place que l'homme à dans la famille.
Elle est symbole de l'homme qui féconde, sa qualité est en relation avec le respect du caractère masculin qui se vit dans le système familial, du caractère admis, reçu et transmis par la femme vers ses enfants, garçons et filles. L'homme est son complément, son alter ego et non le caractère dominé ou le caractère à dominer. Corrélation entre l'écriture du fils et du petit cousin, corrélation entre mon frère et mon fils. Dans le registre des garçons et surtout s'ils sont seuls, l'écriture à les stigmates de la nom reconnaissance de l'homme.
Le père s'est donné à son travail, a choisi de faire carrière, n'a pas été suffisamment présent au fils pour lui mettre en mémoire, le plaisir que donne la rigueur et ses bons résultats.
Le père n'a pas pris sa place, le père s'est laissé prendre dans la toile du matriarcat, l'écriture s'est perdue dans sa beauté, dans sa forme, dans sa force phallique qui féconde le papier receveur, excellent par nature.
Le texte est plein de faute, plein de non sens, sans forme, doublement chez le fils qui n'en fait pas son symbole et car il a laisse en friche son espace d'homme.
4/3/2000