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Constatations, réflexions, étonnement au jour le jour, sur un chemin de vie. Mots d'humeur en rapport à la citation, "Le véritable voyage n'est pas d'aller vers d'autres paysages, mais d'avoir d'autres yeux". Coïncidences, hasards,éclairs de lucidité, destin.

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Extraterrestre.

En parcourant la station de métro, l'incident du mois dernier revenait dans le registre de mes sensations. Ce jeune homme à l'allure étrange semblait a nouveau proche. Comme l'autre fois son magnétisme perçu comme étrange, négatif, dérangeant donnait a réfléchir malgré la difficulté de clarifier, définir ce dont il s'agissait exactement.

C'était de l'ordre des sensations, dans un registre inconnu car peu exploré et sans doute limite. Ce jeune homme m'avait donné l'impression d'être en contact avec mon corps alors qu'il restait distant, derrière moi. Au fond c'était comme si son ombre m'avait touché, m'avait contaminé par une impression a classer dans l'ordre du désagréable. Il aspirait quelque chose de moi comme aurait pu le faire une sangsue. J'avais envie d'éliminer cette sensation avec ma main, de me secouer pour rompre ce lien étrange.

Illogique, tout à fait illogique pourtant il se rendait présent a distance, il se faisait porter, entraîner. C'était comme si par un fil invisible, il s'était accroché à mon allure et se plaçait en remorquage, en refusant obstinément les invitations a dépasser créee par un pas d'écart sur le coté lui ouvrant le passage. Mon seul soucis a ce moment était de prendre distance pour éviter cette sensation.

Ma fille qui m'accompagnait avait elle aussi ressenti quelque chose de désagréable qu'elle ne pouvait pas décrire et dont vu la nature elle refusait de faire mémoire ne voulant pas nommer l'étrangeté de son ressenti.

Etait-il sorti de son corps, se promenait-il à coté de lui-même. Etait-ce là qu'il fallait trouver le sens de la phrase  française qui disait qu'il est a coté de ses pompes. Non sans doute mais alors qu'était-ce cette impression bizarre, la perception d'un état modifié de conscience. Il ne s'habitait plus, n'avait pas de limite et voulait être le sac a dos d'un passant pour se faire porter, guider plus loin

Cette réminiscence de la sensation me plongeait a nouveau dans l'idée que défendait Françoise Dolto et qu'elle appelait l'image inconsciente du corps, l'avait -il perdue ou se promenait elle à coté de lui. Ce n'était pas rationnel pourtant cette tranche de vie avait bien existé. Aurait-elle encore lieu pour en faire une nouvelle approche pour tenter encore une fois d'en faire une définition, une description qui pourrait faire sens.

Paradoxe, quadrature du cercle, c'etait indéfendable logiquement. Il fallait seulement classer l'évènement pour plus tard y faire référence pour tenter une explication ou pour faire un parallèle avec une description de la littérature.

Le magnétisme, les ondes radio , la radioactivité existent et ne sont plus contestées, elles font partie du réel. Etait-ce en comparaison avec ces techniques, une sorte de champ capté par des facultés d'intuition.

Les idées se suivaient sans ordre s'associaient, un temps de création voyait peut-être le jour. Fallait-il extrapoler avec mon ressenti. Si l'image du corps existe, si elle peut à la limite dans la NDE, quitter le corps comme l'atteste des textes nombreux à ce jour, pourquoi ne pas imaginer quelqu'un qui se promène avec son instinct animal, avec ses réflexes, ses apprentissages accompagné par son image du corps comme pourrait le faire le cocher d'une diligence.

Dans cette imagination active explorant sans trop raisonner la réalité du moment, un titre de livre vient se joindre à la valse des hypothèses et des sensations crées par cette perception. S'il existait d'autres manières de se rendre présent ne pourrait-on ressentir dans un tram la présence de certaines personnes dans ce qu'elles ont de positifs. Des fluides de présence se balladaient-ils dans l'atmosphère.

Cloud of the unknow, nuage d'inconnaissance. Brouillard. Si Dieu était partout, présent ne pourrait-on approcher sa nature en lui donnant la forme de nuage qui a un certain moment pourrait devenir comme une condensation, une goutte dans une structure corporelle qui deviendrait alors un être humain. Que la structure de l'être humain serait dès son développement apte a recevoir une petite partie de ce nuage d' inconnaissance pour être habitée le temps de sa durée, recevant en elle toute une partie de l'information, de la substance contenue dans ce nuage d' inconnaissance. Condensation d'inconnaissance dans une structure corporelle éphémère.

Cette rencontre avec ce jeune serait alors du genre de cette goutte d'inconnaissance qui se diffuse hors de ce corps perturbé et qui est reconnu par la goutte d'inconnaissance qui m'habite et que retient mon enveloppe.  Image condensée qui m'habite, me porte, me fait vivre de la vie de l'esprit. Relation mystérieuse qui m'habite et me relie le temps d'une vie par ma conscience à la conscience des autres dans le monde, sur la terre

Nuage d'inconnaissance dont je suis dépositaire, dans la forme que je suis, pour la durée qui m'est donnée par l'état de ma machine humaine. Champ mystérieux proche des champs magnétiques et dont la présence sera peut-être un jour mise a jour. Potentiel qui m'habite et dont le manque de ce jeune m'a fait prendre conscience.

Imagination active ou débordement.

Registre de sensation inconnue

Angoisse de l'étrangeté d'un autre monde

16Août99 J16

 

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